Pour son retour aux affaires, le Paris Saint-Germain, double champion d’Europe, a écrasé le Slovan Bratislava de Yaya Touré six buts à un. La logique a été respectée, les Rouge et Bleu commencent de la meilleure des manières leur quête du three-peat et retrouvent la victoire pour la première fois depuis le 12 août et la Supercoupe d’Europe
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C’était la rentrée des classes européenne pour le Paris Saint-Germain, dans un contexte inédit depuis l’arrivée de QSI. Après un début d’exercice 2026/27 raté comme il en a rarement connu, le club de la capitale se devait de réagir. Et face à un adversaire qui découvrait la Ligue des champions, le contrat a largement été rempli. En difficulté depuis la défaite contre Lens le 16 août dernier, le PSG a enfin retrouvé la voie du succès face à Bratislava, dans un match qui fera du bien à tout le monde. Un Parc en fusion pour le retour de ses champions d’Europe, des attaquants qui ont scoré, une valise de buts… et un petit soupir de soulagement qui a parcouru la ville lumière. Paris se remet doucement en route, relance la machine et retrouve progressivement ses marques.
UNE VICTOIRE DE CHAMPION
Le PSG a marqué tôt. Et comme on le sait, lorsque Paris entame bien ses rencontres, il est très difficile de revenir. À 2-0 au bout de vingt-trois minutes, les Parisiens ont pu dérouler leur partition tranquillement. Conquérant et appliqué tout au long de la rencontre, malgré une légère baisse après la salve de quatre changements en seconde période, le PSG a respecté son adversaire, joué son football, avant d’imposer la dure loi du champion : six buts au total, pour une soirée qui a rapidement pris des airs de feu d’artifice.
Il ne faut évidemment pas en faire trop sur ce match. Le Slovan Bratislava était, à coup sûr, l’adversaire le plus abordable de cette phase de ligue, et le PSG devra rapidement en montrer encore davantage avec un déplacement à Manchester City puis la réception du FC Barcelone lors des deux prochaines journées. Mais avant de se projeter sur la suite de son aventure européenne, Paris se devait d’aborder avec sérieux le match le plus facile de sa phase de ligue. C’est chose faite. Yaya Touré, entraîneur de l’équipe adverse, a livré un message qui ne manquera pas de faire sourire dans la capitale après le coup de sifflet final : « Pour moi, les Parisiens sont proches de regagner la Ligue des champions. » Le message est passé.
LUCHO REBAT LES CARTES
La soirée avait très bien commencé avec la remise du trophée de meilleur joueur de la précédente édition de la Ligue des champions à Kvaratskhelia, devant un Parc des Princes volcanique. Comme un symbole, dans une soirée où les champions d’Europe voulaient remettre les pendules à l’heure. Mercredi soir, on a vu une équipe affamée, revancharde, avec l’envie de laver l’affront du début de saison. Comme ses joueurs, Luis Enrique avait décidé de ne pas faire les choses à moitié. Après un début d’exercice compliqué, l’Espagnol aurait pu aligner son équipe type pour se rassurer. Mais comme d’habitude, Lucho a pris le contrepied. L’Asturien a préféré laisser une chance à certains de se montrer et de rentrer dans le grand bain de la Ligue des champions. Un excellent choix, à la fois managérial et footballistique, qui colle parfaitement à l’intention affichée depuis le début de la saison : rebattre toutes les cartes, être encore plus exigeant et oublier ce que le PSG a déjà réalisé pour se concentrer sur ce qu’il peut encore accomplir.
La rencontre a ainsi permis à tout le monde de se montrer. Certains pour le meilleur, comme Dro, Akliouche, Dembélé, Ferran ou Nuno Mendes, d’autres pour le moins bon, comme Zabarnyi. Le jeune Dro Fernandez a notamment livré une prestation très intéressante. Plus vif et plus endurci que l’an passé, et toujours aussi fin techniquement, il continue de montrer des choses très prometteuses, dans la lignée de sa très bonne préparation. Akliouche, lui, a également affiché du mieux par rapport à ses précédentes sorties jusqu’ici assez neutres. Il a eu davantage d’impact et d’apport dans le jeu, même s’il lui manque encore ce petit but qui pourrait définitivement lancer sa confiance. Il faudra encore faire plus, mais c’est un bon match pour le jeune Parisien. Plus bas sur le terrain, Nuno Mendes, de retour après ses matchs de suspension, a lui totalement ébloui le Parc des Princes de son talent. Moteur V12 dans le dos, ses retours défensifs, son impact physique, sans oublier sa reprise de volée folle qui fracasse le poteau avant de rebondir sur Dembélé sur le premier but … le Portugais rappelle encore qu’il est le meilleur du monde à son poste, et de très loin.
À l’inverse, Zabarnyi a vécu une soirée plus compliquée. Même dans une soirée de fête pour le PSG, où chacun a plus ou moins réussi à se mettre en avant, l’Ukrainien est passé à côté de sa rencontre. Certes, Suleiman Camara, son vis-à-vis, était dans une forme rare, mais cela n’excuse pas tout. Le défenseur parisien s’est fait déposer à plusieurs reprises et n’a pas franchement donné l’impression de s’imposer, à l’inverse de son infranchissable compère de la défense centrale : Willian Pacho. Depuis son arrivée à Paris, la progression de l’ancien de Bournemouth semble encore trop limitée. Il est capable de livrer de bons matchs, mais son niveau reste beaucoup trop inconstant pour le moment. Le message du coach était clair depuis le début de la saison : personne n’a sa place garantie. Hier soir, certains ont saisi leur chance, d’autres non.
Paris s’est mis en route en Ligue des champions, il faut maintenant transférer cette réussite au championnat de France, où les Parisiens restent toujours sans victoire. Premier rendez-vous dès dimanche à Brest, avant un déplacement autrement plus brûlant la semaine suivante, au Vélodrome, pour le Classique face à l’Olympique de Marseille.
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