Dans une soirée qui aurait pu être sa dernière en Grand Chelem, Gaël Monfils a décidé de prolonger un peu plus le plaisir en écrasant le Paraguayen Adolfo Vallejo en quatre manches (2-6 ; 6-1 ; 6-2 ; 6-0).
Joyeux anniversaire Gaël ! Y’avait-il meilleure manière de fêter ses 40 ans qu’en entendant tout le Louis Armstrong Stadium chanter « Happy birthday Monfils » à tue-tête ? Probablement pas. Un instant émouvant bien mérité pour le Français qui, le jour de son anniversaire mais aussi de son 18e US Open, s’est offert Adolfo Vallejo (60e mondial) dans un match des plus « monfilsiesques ». Très tendu dans la première manche, on sentait que Gaël n’envoyait pas tout, retenait presque ses coups, jouait avec le stress, la peur. La peur de rater sa sortie new-yorkaise. Et puis le deuxième set est arrivé, et tout a basculé. Une lourdeur de balle impressionnante, des contres éclairs, un public conquis : le showman était de retour. Le clou du spectacle est arrivé en début de quatrième manche, avec son fameux coup droit sauté signature, avant que la Monf ne parachève son œuvre avec une bulle dans le dernier set. Malgré un début crispé, Gaël n’a finalement fait qu’une bouchée de son adversaire du soir : « Battre sèchement un petit jeune de 22 ans, c’est cool. Ça fait plaisir ».
L’ÉTERNEL SHOWMAN
Au final, cette soirée à l’allure d’aurevoir résume parfaitement ce qu’a été Gaël Monfils, de son arrivée sur le circuit en 2004 à cette soirée à Flushing Meadows. Un joueur inconstant, certes, mais tellement fort une fois détendu et en confiance. Tellement plaisant à voir jouer. Par-dessus tout, on se rappellera toujours de cette joie communicative et collective qui irradiait les tribunes à chaque fois que la Monf entrait sur un court. Et juste pour ça, merci Gaël.
Il est toujours difficile de soigner sa sortie. Savoir quand s’arrêter, ne pas aller trop loin, finir sur une belle note. Et même si les adieux de Monfils au monde du tennis sont prévus pour le Masters 1000 de Paris en novembre, cette soirée de 1er septembre restera sûrement dans les mémoires. Peut-être comme l’ultime show Français en Grand Chelem… à moins que Gaël n’ait encore quelque chose à nous sortir de son chapeau. Réponse demain, face Learner Tien, 15e mondial, au deuxième tour de l’US Open.
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