CARLOS ALCARZ : LE RETOUR DU ROI

Absent des courts depuis avril à la suite d’une blessure au poignet contractée à Barcelone, le septuple vainqueur en Grand Chelem Carlos Alcaraz a renoué avec la victoire pour son match de retour tant attendu, face à Roman Saffiulin lors du premier tour de l’US Open (6-4 ; 6-4 ; 6-4). 

Qu’est-ce qu’il nous a manqué ! Cela faisait 139 jours que l’on trépignait d’impatience à l’idée de revoir le petit prince du tennis mondial, Carlos Alcaraz, sur le devant de la scène. Mais si l’excitation prenait le dessus hier, une partie de nous ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur le niveau qu’afficherait le vainqueur de l’Open d’Australie, après plus de quatre mois d’absence. Et malgré une entame diesel et quelques trous d’air, le tenant du titre à New York a livré un match plus qu’encourageant rassurante, de quoi rassurer tout le monde, y compris pour lui-même : « Il y avait des doutes bien sûr, je ne vais pas mentir, mais je suis super fier de les avoir si bien gérés ».

Quelques coups droits supersoniques, des highlights en veux-tu en voilà, … Carlos Alcaraz a fait du Carlos Alcaraz. Est-ce que tout a été parfait ? Était-ce l’Espagnol du début de saison ? Évidemment que non, pas encore. Mais s’attendait-on à le voir à un tel niveau à peine de retour ? Non plus. Une chose est sûre : le plus jeune joueur de l’histoire à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem va monter au puissance au fil de la compétition et peut-être, qui sait, s’offrir sa propre succession à Flushing Meadows. 

En mars, on avait quitté un Carlos Alcaraz fermé, épuisé, aussi bien mentalement que physiquement. Et finalement, peut-être que cette pause forcée lui a été bénéfique. Il le dit lui-même, en parallèle de sa rééducation, il aussi su se reposer et savourer cette parenthèse : « J’ai profité de mon temps avec ma famille, mes amis, en restant chez moi […] j’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’attendre une blessure de cette ampleur pour déconnecter, échapper à l’intensité du circuit […] et surtout, j’ai réalisé que le tennis était ma vie, ma passion ». Car oui, si l’on n’a pas encore retrouvé le niveau de Carlos Alcaraz, on a retrouvé son sourire contagieux. Et c’est peut-être le plus important. 

Next, le Portugais Jaime Faria (72e mondial) au deuxième tour de l’US Open. Nouvelle étape d’une épopée que tout le monde rêve de voir aller jusqu’au bout.  


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