PSG 1-1 NEWCASTLE : PARIS CHUTE HORS DU TOP 8

Accroché par Newcastle sur la pelouse du Parc des Princes (1-1), le Paris Saint-Germain termine sa phase de ligue en dehors du top 8. Les hommes de Luis Enrique devront donc affronter Qarabag ou l’AS Monaco en barrages début février pour accéder aux huitièmes de finale.

 

Les champions d’Europe en titre avaient pourtant parfaitement lancé leur campagne européenne en battant successivement l’Atalanta Bergame, le FC Barcelone et le Bayer Leverkusen. Tout portait alors à croire que les Parisiens termineraient sans problèmes dans les places directement qualificatives pour les huitièmes de finale, malgré un calendrier relevé. Le plus dur paraissait presque fait. Mais Paris s’est saboté. Tenu en échec par les Magpies hier soir, le PSG poursuit sa série noire en Ligue des Champions avec deux petits points pris sur les neufs derniers possibles. Et toujours le même scénario. Le PSG domine, confisque le ballon, mais manque cruellement de réalisme dans les deux surfaces et finit écœuré. Hier par Joe Willock, par Luis Suarez une semaine plus tôt, ou Unai Simon il y a plus d’un mois. 

DOMINER N’EST PAS GAGNER

Quel que soit l’adversaire, le constat est le même : le PSG est à la peine. Très bien entrés dans leur rencontre, les Parisiens semblaient partis pour une grande soirée. Malgré le pénalty manqué de Dembélé, les Rouge et Bleu étouffent, maîtrisent et prennent logiquement les devants assez rapidement. Mais tout bascule à la 23èmeminute, lorsque Khvicha Kvaratskhelia est obligé de quitter le terrain, touché à la cheville. Dès lors, les Magpies, jusque-là en grande difficulté, resserrent le jeu, profitent des temps faibles parisiens et ponctuent vingt minutes de domination par un but logique. En seconde mi-temps, le PSG reprend le dessus, sans grande conviction et devra se contenter du point du nul. Pourtant, les joueurs de la capitale auraient probablement « mérité de gagner », comme le déclarait Luis Enrique après le match. Dominants certes. Méritants peut-être. Mais pas vainqueurs.

QUAND LES STARS NE BRILLENT PAS

Et s’ils ne le sont pas, c’est aussi parce que de nombreux cadres, majoritairement offensifs, sont loin du compte. À commencer hier par Ousmane Dembélé. Imprécis hier, le Ballon d’Or a traversé la rencontre sans réellement peser, dans une soirée marquée par un déchet technique excessif, symbolisé par un pénalty manqué. En parlant de déchet, Désire Doué n’échappe pas non plus aux critiques. Blessé à deux reprises cette saison, le Golden Boy peine à apporter son grain de sel au jeu offensif parisien. Pire encore, il freine le jeu et semble davantage jouer pour lui que pour le collectif depuis plusieurs semaines. Pour preuve, il était sur le banc au coup d’envoi au profit de Bradley Barcola, meilleur offensif hier soir, mais toujours aussi imprécis dans le dernier geste. 

Plus bas sur le terrain, Achraf Hakimi peine à retrouver son niveau du début de saison. De retour de blessure pendant la CAN, le Marocain manque encore de repères, aussi bien physiquement que mentalement. Mieux vaut prendre le temps avec lui que de précipiter son retour, surtout que sa doublure répond pleinement aux attentes. 

QUELQUES ÉCLATS DANS LA NUIT

Titularisé sur le côté droit en l’absence d’Hakimi, Warren Zaïre-Emery retrouvait hier sa place dans l’entrejeu, profitant également du forfait de Fabian Ruiz. Étincelant lors de son intérim côté droit, le titi parisien confirme qu’il est redevenu indispensable ou presque dans ce Paris Saint-Germain. Généreux dans les efforts, souvent disponible, et surtout de nouveau puissant et énergique, il apporte une intensité précieuse dans ce PSG en perte de vitesse. Luis Enrique ne tarit pas d’éloges à son sujet : « Warren est incroyable […] c’est un joueur très spécial, mais aussi une personne spéciale ». Il était bien accompagné par Vitinha, encore une fois au rendez-vous et unique buteur parisien hier soir. Enfin, Pacho et Nuno Mendes confirment match après match qu’ils sont tous deux les meilleurs au monde à leur poste. Mais malgré ces quelques individualités fortes, Luis Enrique reconnaissait qu’il « était difficile pour certains joueurs d’atteindre leur meilleur niveau », une réalité qui aura cette fois-ci coûté à Paris sa place dans le top 8.

 

Malgré tout, le coach espagnol reste confiant : « S’il y a une équipe prête pour les barrages et les éliminatoires, c’est nous. […] Je ne vois personne d’autre que nous comme favori, personne », même s’il convient que ses joueurs doivent encore s’améliorer. Un discours optimiste même si le constat est clair :   le PSG est capable de battre n’importe qui en Europe, mais il est encore loin du niveau requis pour aller décrocher une deuxième étoile en mai.

 


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