PSG 1-0 ANGERS : PARIS ENCHAÎNE SANS BRILLER

Une semaine après avoir transpercé la muraille défensive nantaise à la Beaujoire, le PSG faisait enfin son retour à la maison, trois mois après son dernier match au Parc des Princes. Dans une ambiance de fête – le PSG célébrait son titre en Supercoupe d’Europe –, les Parisiens faisaient face à un autre bloc bas, celui du SCO d’Angers, venu pour résister aux assauts Rouges et bleus. Toujours dans une phase de préparation, Luis Enrique alignait cette fois son onze titulaire sur une pelouse endommagée avec pour objectif un deuxième succès de suite en Ligue 1.

UNE SÉRÉNITÉ DÉFENSIVE RETROUVÉE

En quête d’automatismes après une préparation expresse et une prestation pas entièrement satisfaisante face à Tottenham, le quatuor défensif Hakimi-Marquinhos-Pacho-Mendes était de retour hier. Et malgré un déficit physique encore visible et quelques pertes de balle évitables, on peut raisonnablement affirmer que l’arrière-garde titulaire du PSG a parfaitement répondu à celle du dimanche précédent. Sérieux, concentrés et volontaires, les Parisiens ont parfaitement géré les offensives angevines, permettant à un Chevalier tout sourire pour sa première devant son nouveau public d’observer tranquillement une rencontre maîtrisée de A à Z par les siens. Sans avoir eu grand-chose à faire, la classique charnière centrale parisienne constituée de Marquinhos et Pacho s’est offert un match calme en multipliant les récupérations hautes face à un Estéban Lepaul trop seul. Très rapide dans leurs replis défensifs, la paire de latéraux Mendes-Hakimi a eu, comme à son habitude, un gros volume de jeu, apportant systématiquement des solutions aux joueurs de couloir malgré quelques erreurs dans les transmissions. Une solidité défensive apparente qui se confirme dans les chiffres puisque le PSG enchaîne un deuxième clean sheet en Ligue 1 pour la première fois depuis octobre 2024, bien aidé par des Angevins qui n’auront rien tenté, bien que menés pendant une mi-temps. Plus petit budget de Ligue 1, la marche était trop haute pour le SCO.

UN MILIEU SALVATEUR, UNE ATTAQUE EN MANQUE DE JUS 

Même dans une soirée de célébration de la formidable saison 2024-2025, Luis Enrique affirmait sa volonté d’aller de l’avant et de se concentrer sur l’exercice actuel : « Ces 5 trophées sont des souvenirs de la saison dernière […] C’est joli de voir la photo et de fêter ça avec nos supporters mais on en veut plus et il faut être ambitieux. ». Une volonté générale de conquérir une deuxième fois la planète foot qui s’est retranscrite sur le terrain avec un pressing tout terrain efficace mais surtout bien plus intense que lors des précédents rendez-vous, témoignant d’une remise à niveau physique progressive. Si le secteur défensif était excellent hier soir, on en attendait beaucoup de l’armada offensive, au complet pour cette deuxième journée à l’exception de Kvaratskhelia, touché à la cuisse. Et pourtant, c’est bien de l’entrejeu parisien qu’est venue la lumière. C’était Vitinha qui avait débloqué la situation la semaine dernière d’une frappe lointaine, c’est cette fois l’Espagnol Fabian Ruiz qui a libéré les siens d’une spontanée frappe en pivot du pied droit juste au retour des vestiaires. Toujours disponible, l’ancien napolitain a parfaitement fêté sa 80e apparition en Ligue 1 en apportant offensivement où il a cru par deux fois doubler la marque (tête juste à côté du poteau de Koffi, 77ème – Poteau sur une frappe entrée de surface, 86ème)  après avoir marqué mais aussi défensivement où il n’a jamais rechigné pour couvrir les montées de Nuno Mendes. On observe chez lui comme chez tous les autres un petit manque de précision, ils sont encore en préparation. Très bon, Ruiz a eu la chance de pouvoir s’appuyer sur un excellent Joao Neves, de retour hier soir après deux matchs de suspension. Tout frais, Neves a pu compter sur un superbe Vitinha (comme très souvent) pour parfaitement organiser le jeu et lui laisser ce qu’il aime le plus : le sale travail. Car si Paris a pu atteindre 83% de possession de balle, c’est en partie grâce aux nombreuses récupérations du milieu Portugais. Avec un gros pressing, Neves n’a cessé de pourchasser les Angevins, transmettant cette envie à tous ses coéquipiers, à l’image de Fabian Ruiz qui récupère lui-même le ballon au départ de l’action qui mène à son but. Heureusement pour Luis Enrique et le PSG que ce milieu de terrain était au rendez-vous car, comme face à Nantes, c’était plus compliqué pour les attaquants. Si Désiré Doué a réalisé une grande performance sur son aile gauche, constamment percutant et à la dernière passe sur le seul but de la partie, ce n’est pas le cas de Dembélé et Barcola, empruntés physiquement. Un état de forme encore insuffisant qui impacte directement les prises de décisions des offensifs parisiens, à l’image du penalty manqué par Dembélé à la 26ème minute de jeu. Une attaque en rodage qui aura besoin d’encore un petit peu de temps avant de redevenir létale comme elle l’a été la saison passée. Généralement, on sent que ça manque encore de mouvements et de tranchants pour être en mesure de faire plier un bloc très bas comme le PSG a l’habitude de le faire, ne pouvant se contenter ici que d’un 1-0.

Mais si tout n’a pas été parfait sur la pelouse, ça a en revanche été le cas dans les travées du Parc des Princes. Avec une tribune Boulogne réouverte à certains membres du Collectif Ultras Paris, les joueurs de la capitale ont pu compter sur une ambiance de feu. Pelouse imparfaite, tribunes latérales remplies, c’était à nous rappeler le Parc des anciens temps. Une atmosphère exceptionnelle qui a donné lieu à un hommage touchant en fin de match pour les adieux de Gianluigi Donnarumma. D’abord décrié, puis adulé l’an passé, le gardien Italien disait hier soir au revoir à tout un peuple, laissant au Parc les nombreux souvenirs d’une épopée européenne qui, cette fois, a souri aux parisiens. 

Sans briller, le Paris Saint Germain enchaîne un deuxième succès de suite sur la plus petite des marges confirmant que, même en deçà physiquement, Paris est au-dessus de la plupart des clubs de son championnat. Provisoirement leader ce samedi matin, le champion en titre attend de voir ce que nous réserve ce week-end de Ligue 1, à commencer par Marseille qui reçoit l’autre club de Paris au Vélodrome cet après-midi dans une ambiance pesante. 

TOPS :

  • Fabian Ruiz : 7,5 Unique buteur du match et proactif dans le jeu Parisien, l’Espagnol semble être parti sur les mêmes bases que la saison dernière, validant son changement de dimension depuis l’Euro 2024. 
  • Joao Neves : 7 : Au four et au moulin, le milieu de 21 ans a montré hier pourquoi il était une pièce indispensable sur l’échiquier de Luis Enrique. Toujours volontaire pour presser, il a récupéré de nombreux ballons tout au long du match. C’est lui qui provoque le penalty des siens.
  • Désiré Doué : 6,5 : Auteur de quelques festivals techniques qui ont fait se lever le Parc des Princes, Doué a été l’attaquant le plus en vue hier soir. Même s’il n’a pas eu de réussite dans le dernier geste, l’ancien Rennais monte en puissance et confirme, après une bonne entrée à Nantes qu’il est là pour être titulaire cette saison. Remplacé à la 76èmepar un virevoltant Ibrahim Mbaye. 

FLOPS :

  • Ousmane Dembélé : 4 : Si ça ne lui arrive pas souvent, l’international français est passé à côté de son match, à l’image de son penalty manqué. Même s’il fait un bon travail sur le but de Ruiz, Dembélé n’a que rarement été juste dans ses choix. On sent qu’il n’est pas encore à 100%. 
  • Bradley Barcola : 4 : Dans la lignée de son match face à Nantes, Barcola a beaucoup de mal à percuter comme il en a pourtant l’habitude. Timide balle au pied, il n’a pas réussi non plus à déstabiliser plus que ça par ses appels de balle. On en attend plus de l’ancien Lyonnais qui lui aussi cherche ses marques physiquement. 

TEMPS FORT : 

50ème minute : Et le but de Fabian Ruiz, ça fait 1-0 ! Comme à Nantes, c’est un milieu de terrain à qui vient sauver le PSG ! Sur un gros travail de Dembélé au départ, bonne percussion de Doué lancé par Ruiz qui retrouve avec un peu de réussite l’Espagnol, la frappe en pivot du droit ras de terre ça fait 1-0 ! Ruiz au départ et à l’arrivée, c’est magnifique. Le PSG ouvre le score dès le retour des vestiaires.


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