OPEN D’AUSTRALIE : CARLOS TAKES IT ALL

Carlos Alcaraz est, déjà, une légende du tennis. À seulement 22 ans, l’Espagnol remporte son premier Open d’Australie face au recordman Novak Djokovic (2-6, 6-2, 6-3, 7-5) et devient le plus jeune joueur de l’Histoire à compléter le Grand Chelem en carrière.

 

Le miracle ne se répètera pas pour Novak Djokovic.  Tombeur de Jannik Sinner avant-hier au terme un match de légende, le Serbe n’a cette fois pas été en mesure de réitérer l’exploit face à un Carlos Alcaraz tout simplement trop fort pour lui. Dix fois titré à Melbourne, le meilleur joueur de l’histoire du tennis semble laisser son trône au phénomène espagnol, lancé à la conquête de tous les records. Alors qu’il fêtera son 23e anniversaire en mai prochain, Alcaraz décroche déjà son septième tournoi du Grand Chelem, soit autant que Mats Wilander ou John McEnroe

 

ALCARAZ DANS LA LÉGENDE

Pourtant, le numéro 1 mondial a mis du temps à rentrer dans sa partie. Rapidement breaké dans la première manche, Alcaraz s’est heurté à un Djokovic au plus-que-parfait, trop fort, trop précis. Porté par un service redoutable et des retours tranchants, le Serbe menait la danse face à un Espagnol que l’on sentait un peu perdu, marqué physiquement par son marathon de 5h27, vendredi, face à Alexander Zverev. Mais Alcaraz a su laisser passer l’orage et prendre le match en main. 

Progressivement, le sourire est apparu sur le visage du Murcien et le rapport de force s’est inversé. Battu 6 jeux à 2 dans le premier set, Alcaraz a rendu la monnaie de sa pièce à son adversaire en remportant la deuxième manche sur le même score. Pour autant, l’impression de domination n’est pas encore là : c’est encore Djokovic qui dicte le tempo, il multiplie les fautes, et le paie immédiatement. L’Espagnol ne monte pas encore en puissance. Pas pour le moment en tous cas. 

Car dans la troisième manche, Alcaraz redevient l’Alcaraz que l’on connaît et que l’on attendait. Dominateur, bien plus solide au service, le numéro 1 mondial renvoie tout dans le court. Amorties, passing, service au T, … rien n’y fait. Le vent a tourné, Alcaraz s’adjuge le troisième set (6-3). En face, le Serbe, visage de plus en plus marqué par la fatigue, ne cesse de s’étirer, de se tenir les genoux, … Le public le sent, Carlos Alcaraz a fait un pas décisif vers son septième titre du Grand Chelem.

Mais Novak Djokovic n’abdique jamais. Bien que dominé dans l’ensemble du quatrième set, le Serbe retrouve de la précision au service, sauve plusieurs balles de break en début de manche et tient tête au prodige de 22 ans. Jusqu’à la rupture. Après plus de 3h de jeu, une nouvelle faute en coup droit scelle le sort du match et consacre Carlos Alcaraz pour la première fois à Melbourne. Enfin, l’Espagnol enivre l’Australie de sa magie.

 

« Carlos, tu es historique, légendaire »

Ce sont les mots de Novak Djokovic à l’attention du petit prince du tennis. Déjà vainqueur de la demi-finale la plus longue de l’histoire de l’Open d’Australie quelques jours plus tôt, Alcaraz ne cesse de brûler les rétines des amateurs de la petite balle jaune. Pourtant, à l’aube du premier Grand Chelem de l’année, nombreux étaient les doutes qui entouraient l’Espagnol.

 Malgré des progrès épatants sur dur, Alcaraz sortait d’un divorce inattendu avec son coach de toujours, Juan Carlos Ferrero. On se demandait alors : le Murcien sera-t-il le même sans son mentor ? Sera-t-il capable de performer à Melbourne, un tournoi qui ne lui avait jusque-là jamais souri, lui qui n’avait jamais dépassé les quarts de finale ? La réponse n’a pas tardé. 

Le numéro 1 mondial a d’abord traversé les cinq premiers tours sans concéder le moindre set, avant de repousser ses limites physiques pour écarter Zverev dans un match d’anthologie. Puis, il a fait tomber la légende ultime Novak Djokovic, devenant le premier joueur de l’Histoire à battre le Serbe en finale de l’Open d’Australie. Un exploit monumental qui sonne comme une première récompense d’une saison 2025 où l’Espagnol n’a cessé de progresser, de se transcender, pour devenir encore plus fort. « Personne ne sait à quel point nous avons travaillé pour aller chercher ce trophée ».

 

Au centre de la Rod Laver Arena, trophée serré entre les mains, Carlos Alcaraz a pris le temps de se retourner vers Novak Djokovic : « Novak mérite une ovation. Tu es plus qu’une source d’inspiration : pour les joueurs, pour les personnes partout dans le monde, pour moi. C’est un honneur de jouer contre toi. Merci pour tout ce que tu fais ». Une victoire historique, lourde de symboles, qui résonne comme une passation de pouvoir.

 


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