OPEN D’AUSTRALIE : ALCARAZ DOMINE TOMMY PAUL ET RALLIE LES QUARTS 

Attendu au tournant pour son premier test de la saison, Carlos Alcaraz s’est imposé en 3 manches face au 20ème mondial Tommy Paul (7-6, 6-4, 7-5) et rallie les quarts de finale de l’Open d’Australie. S’il avait déjà atteint ce stade la compétition l’an passé où il avait été éliminé par Novak Djokovic, le visage affiché par l’Espagnol en 2026 est bien différent. Concentré et appliqué, le numéro 1 mondial a écarté ses quatre premiers adversaires sans concéder un seul set, confirmant qu’il est à Melbourne avec une idée très claire : Remporter l’Open d’Australie pour la première fois de sa carrière.  

 

Pourtant, après les premiers jeux ce matin, la route vers le titre semblait encore longue. Offrant d’entrée un breake à un Tommy Paul particulièrement en jambes, Alcaraz semblait se diriger vers un huitième de finale accroché et tendu. Mais le Carlos Alcaraz d’aujourd’hui n’est plus le Carlos Alcaraz crispé, parfois absent que l’on voyait il n’y a encore pas si longtemps. Calme, serein, l’Espagnol a progressivement repris le dessus, remontant tranquillement son break de retard avant d’arracher la première manche au tie-break. 

Malgré un premier set laissant croire que Tommy Paul avait les armes pour déranger le prodige espagnol, Alcaraz s’est imposé en contrôle, dictant le rythme par son intensité, écrasant l’Américain sur son coup droit. Le numéro 1 mondial a survolé la rencontre, sans forcer, comme l’avoue son adversaire du jour, impuissant :

« La vérité, c’est qu’il m’a complètement dominé. Je dirais qu’il vous étouffe. Il vous donne l’impression de manquer de temps, vous met la pression. J’ai très mal joué côté coup droit, et il l’a vu très tôt. Aujourd’hui, il m’a laissé sans défense ». 

Comme souvent ces derniers temps, Carlitos affiche une impressionnante capacité à élever son niveau lorsque l’adversité se présente. Pour cela, il a pu compter sur une nouvelle arme : son service. S’il avait surpris tout le monde en débarquant à Melbourne avec un tout nouveau geste façon Djokovic, ce changement s’avère plus qu’efficace pour Alcaraz. Avec 79% de points remportés derrières sa premières balle, l’Espagnol s’est « impressionné lui-même ».  Au milieu du court suite à son succès, il n’a pas manqué de glisser un petit clin d’œil à Nole, sourire aux lèvres : « Il m’a envoyé un message l’autre jour en disant que je lui devais de l’argent pour avoir copié son geste. J’ai un contrat tout près dans mon sac, mais je ne l’ai pas encore croisé »

Au-delà de la confirmation de ses progrès sur dur, Carlos Alcaraz dissipe surtout le brouillard de doutes et d’interrogations qui l’entourait depuis sa séparation avec Juan-Carlos Ferrero à l’intersaison, après sept années de collaboration. Désormais pleinement entre les mains de Samuel Lopez, le Murcien est revenu en forme, toujours aussi explosif, toujours aussi fantasque, comme en témoignent quelques points mémorables lors du match popcorn face à Corentin Moutet. On retrouve le Carlitos très solide de l’US Open, plus rigoureux, plus concentré, mais sans jamais renier son génie, ses fulgurances et la beauté visuelle de son jeu, celle qui fait d’Alcaraz… Alcaraz. 

 

Pour la 14e fois en quart de finale d’un Grand Chelem – record absolu avant 23 ans – l’Espagnol défiera mardi matin (heure française) Alex De Minaur. L’Australien, battu par Alcaraz en novembre lors du Masters (7-6, 6-2), sera le prochain obstacle pour tenter d’accéder aux demi-finales de l’Open d’Australie pour la première fois de sa carrière. 


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