Le rideau de cette CAN 2025 s’est ouvert sur une cérémonie d’ouverture prestigieuse, donnant le ton d’un tournoi lancé dans un contexte exceptionnel malgré une pluie battante. Tribunes combles, mise en scène soignée et exposition médiatique rarement vue pour une Coupe d’Afrique, le Royaume a mis les petits plats dans les grands pour celle que beaucoup annoncent déjà comme la plus suivie de l’histoire.
LA TENSION…
Mais cet engouement et cette ferveur, aussi agréables soient-ils à suivre depuis notre canapé, ont un tout autre impact sur la pelouse. Dans le tunnel, sur les visages marocains, les regards, les gestes : le poids d’une CAN à domicile se fait sentir. Une impression visuelle qui s’est rapidement traduite sur le terrain. Privés du Ballon d’Or africain Achraf Hakimi, la première période des hommes de Walid Regragui fut laborieuse, parfois brouillonne, marquée par un penalty manqué par Soufiane Rahimi et la blessure de Romain Saïss, symboles de la pression qui repose sur les épaules marocaines.
AVANT LA DÉLIVRANCE
Heureusement pour les quelques 60 000 supporters présents à Rabat, les visages n’ont pas tardé à s’éclairer d’un sourire. Plus fluides, plus incisifs, les Lions de l’Atlas ont montré pourquoi ils étaient les favoris des bookmakers. C’est tout d’abord la figure offensive de ce Maroc 2025, le Madrilène Brahim Diaz qui est venu libérer le Stade Prince Moulay Abdellah avant qu’Ayoub El Kaabi ne vienne inscrire le geste de cette première journée, et sûrement du tournoi, scellant le sort de la rencontre d’un retourné acrobatique déjà promis aux récits éternels. Un exploit pour le public, une simple formalité pour l’homme qui dispose à lui seul d’une compilation de plus de trois minutes de retournés acrobatiques. Un geste devenu sa signature, et qui a, c’est le cas de le dire, retourné les réseaux sociaux.
Ayoub El Kaabi scoring bicycle kicks is not an anomaly
— Maher Mezahi (@MezahiMaher) December 21, 2025
Here's 3:37 seconds of the Moroccan striker banging them in pic.twitter.com/hbmNbFvdbO
Un but pour lancer un tournoi, un éclair de génie pour rallumer la flamme d’un peuple en quête d’un sacre attendu depuis 1976. Sans tout maîtriser, le Maroc a lancé sa CAN avec autorité, et surtout, avec l’assurance que la pression ne le tordra pas.
En savoir plus sur Coup du Chapô
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


Parfait!